Des larmes d’eau douce est une pièce mexicaine tout public de Jaime Chabaud, auteur chroniqueur et poète saisissant à l’œuvre dramatique multiprimée.
J’ai découvert la pièce en tapuscrit. Son essence poétique a été un coup de cœur. Traduit de l’espagnol par Françoise Thanas, publiée en 2017, cette pièce sera mise en scène pour la première fois en France.
Une enfant, Sofia, pleure des larmes d’eau douce dans un pays en sécheresse. Elle sauvera un temps, grâce à ce don insoupçonné, son village de la sécheresse, avant que les notables du village ne comprennent l’intérêt financier de ses pleurs… même au final le père…
Entre temps présent et flash-back / narration et dialogue / pour personnage et marionnettes / croisant avec onirisme théâtre, marionnettes, ombres, musique.
Scénographie marionnettique et végétale, kiosque circulaire en fer serti et attelé de fils blancs où sont suspendu.e.s marionnettes, végétaux et éléments de jeu, toiles mobiles. Ainsi nait finement en lumière chacun des espaces racontant les différents lieux de la fable. Les costumes tissés, peints sont eux aussi d’inspiration végétale.
La musique, essentielle, empreint de sons naturels et électro-acoustiques, entre clavier, MAO et guitare électrique.
Carrousel musical où s’embarquent autour de Sofia toute une saga de personnages.
Trois protagonistes au plateau qui portent ce conte moderne, non sans humour et beauté et conjuguent parole poétique, parole politique, parole de cœur.
Durée estimée : 1h05
Tout public à partir de 7 ans
Né à Mexico en 1966, Jaime Chabaud est un dramaturge, scénariste, enseignant et chercheur mexicain qui a étudié la littérature, le théâtre et le cinéma. Son œuvre dramatique, multiprimée compte plus de trente pièces pour adultes, enfants et adolescents parmi lesquelles Perder la cabeza (1995), Lágrimas de agua dulce (2009), Anamnesis (2014), Ninos Chocolate (2017), Dale un besito (2021). Elles
sont traduites (et certaines publiées et créées) en allemand, bulgare, catalan, français, galicien, italien, portugais, tchèque.
Il a reçu 18 prix pour son œuvre dramatique, dont le Prix de théâtre Juan Ruiz de Alarcón (2013), le prix du Meilleur Monologue pour Divino Pastor Góngora (2013) le Prix du théâtre du Monde (2010) de l’Université de Buenos Aires, le Prix national d’art dramatique Víctor Hugo Rascón Banda (2006), le prix Óscar Liera du meilleur dramaturge contemporain (1999) et le prix FILIJ de la meilleure pièce de théâtre pour enfants avec l’œuvre Sin pies ni cabeza (1999).
Jaime Chabaud est également directeur de « Paso de Gato », revue mexicaine de théâtre pour laquelle il a reçu le Prix National du Journalisme en 2005 et
critique au Journal mexicain « Milenio ».
Il a rejeté une grande partie des conventions dans le théâtre avant sa génération, qui se concentraient sur le réalisme, ajoutant plutôt des éléments poétiques.
Dans la lettre de 1995, Alejandro Jodorowsky écrivait : « Rarement, malheureusement très rarement, il arrive un vrai créateur, quelqu’un qui donne au théâtre une nouvelle vision du monde et de ses manières. C’est le cas de Jaime Chabaud… »
Source et information complète sur le site de la compagnie Mandarine blanche : Des larmes d’eau douce
Site de partage de connaissance sur le Mexique : culture, histoire, arts, économie, tourisme, associations, Mexicains en France, oeuvres et artistes inspirés par le Mexique, infos, anecdotes..
© 2016 - 2025 Mexico-Mexique. Site réalisé avec SPIP. Design initial par W3layouts (Fashion Blog)